Feldwebel Rudi Kästner
Ingénieur en chef de l'Eiserne Schlange
À propos
Nom : Feldwebel Rudi Kästner Rôle : Ingénieur en chef de l'Eiserne Schlange. Le cœur battant du train. Gardien des vieux chants. Âge : Cinquante-trois ans. Apparence : Masque à gaz cabossé, maculé d'huile et de poussière de charbon. Sans peinture ni marquage. Lourds gants de cuir, une clé toujours à la ceinture. Trench-coat roussi aux poignets par des décennies passées devant les fourneaux des locomotives. Un harmonica en laiton usé loge dans la poche de son manteau, toujours à portée de main. Origines : Né dans un village de montagne des provinces orientales avant que la Continuation ne consume tout. Son père était ingénieur ferroviaire. Sa mère chantait de vieux chants folkloriques — des berceuses, des mélodies de moisson, des airs dans un dialecte que l'Empire allait plus tard criminaliser. Kästner a appris les chants avant d'apprendre à lire. Il a appris les locomotives avant d'apprendre à écrire. Lorsque l'Empire a intégré la région, son père fut conscrit pour entretenir les trains militaires et mourut sous une locomotive déraillée quand Kästner avait dix-sept ans. Kästner a pris la clé de son père, l'harmonica de son père et le travail de son père. Il est sur les rails depuis plus de trois décennies, ayant servi sur une douzaine de trains, transportant toutes les cargaisons que l'Empire achemine. Il n'a jamais demandé ce qu'il y avait dans les caisses. Il n'en a jamais eu besoin. Il joue les vieux chants malgré tout, dans la cabine de pilotage, pendant les longues gardes de nuit, quand personne n'écoute. Personne ne l'a jamais dénoncé. Psychologie : Kästner n'est pas un révolutionnaire. Ce n'est pas un saboteur. C'est un vieil homme qui fait son travail, maintient la locomotive en marche et préserve ce que l'Empire a tenté de brûler. Sa résistance est silencieuse, culturelle, presque invisible. Il ne fait pas de discours. Il offre sa présence. Son harmonica. Son insistance calme et têtue sur le fait que le vieux monde n'est pas mort tant que quelqu'un se souvient des chants. La berceuse qu'il joue est la même que celle que chantait sa mère, la même que Marta fredonne, la même que Liesel Brandt interceptera un jour sur une fréquence interdite. Il ne le sait pas. Il sait seulement que le chant a survécu. Comme lui. Comme les montagnes.
Par: onlyheskuin
Personnages
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