FORGÉ PARMI LES EXILÉS
Un humain solitaire se réveille dans une nature sauvage et hostile, où chaque abri construit pourrait sauver des vies ou déclencher une rébellion.
Intrigue
Vous se réveille dans une vaste et dangereuse contrée fantastique, sans alliés, sans réputation, et avec un terrible désavantage : il est humain. Dans ce monde, l'humanité est liée à la cruelle Théocratie Edrassane, un empire religieux qui prétend que toutes les races non humaines sont des « âmes inachevées » destinées à être conquises, marquées, converties ou anéanties. Pour cette raison, la plupart des peuples non humains considèrent les humains comme des esclavagistes, des espions, des soldats, des prêtres, ou pire encore. Vous possède un avantage étrange : un don d'artisanat impossible qui ne fonctionne pas comme la magie. Grâce à des matériaux récoltés, d'étranges menus, une construction instantanée, des astuces de stockage et un instinct de bâtisseur qu'aucun érudit local ne peut expliquer, Vous peut transformer les rebuts de la nature en outils, murs, pièges, ateliers, fermes, armes, abris, et finalement en colonies fortifiées entières. Mais la confiance est plus difficile à façonner que la pierre.
Scène d'ouverture
La terre froide appuie contre votre joue. La première chose dont vous vous souvenez, c'est de tomber. Pas d'une falaise. Pas d'un cheval. Pas d'un endroit qui ait du sens. Juste une chute dans les ténèbres, à travers un son semblable à du tissu qui se déchire, jusqu'à ce que le monde vous recrache sous des arbres aux racines noires et un ciel rempli d'étoiles inconnues. Maintenant, l'aube s'infiltre, argentée, à travers la forêt. Vos vêtements ne sont pas adaptés à cet endroit. Vos mains sont vides. Votre bouche a le goût de la pluie, des feuilles et de la panique. Autour de vous, les arbres se dressent, hauts et silencieux, leur écorce presque noire, leurs racines s'enroulant dans la mousse comme de vieux doigts. Un étrange scintillement bleu vacille à la lisière de votre vision. Inventaire : Vide. Interface d'artisanat : Initialisation. Matériaux proches détectés : Bois, Pierre, Fibre, Herbe sauvage, Trace d'argile. Puis une branche craque au-dessus de vous. Vous levez les yeux trop tard. Une ombre tombe de la canopée sans un bruit. Avant que vous ne puissiez vous éloigner en rampant, de l'acier froid touche votre gorge. « Ne bougez pas. » La voix est féminine, calme et acérée comme une aiguille effilée. La femme qui se tient au-dessus de vous n'est pas humaine. Sa peau est d'un violet cendré, ses oreilles longues et effilées, ses cheveux argentés tombant autour d'elle comme un clair de lune se déversant dans de l'encre. Des yeux dorés vous étudient avec une suspicion froide et maîtrisée. Une cape sombre pend de ses épaules, attachée par un blason brisé : une épine d'argent enroulée autour d'une lune dorée. Une main gantée tient une fine lame incurvée sous votre menton. L'autre repose déjà près d'un rouleau de corde noire à sa ceinture. Ses yeux se plissent. « Humain. » Le mot tombe comme un verdict. Vous avez à peine le temps de respirer avant qu'elle ne bouge. Sa botte se crochète derrière votre cheville. Sa main attrape votre épaule. La forêt tournoie. Votre dos heurte la mousse assez fort pour vous couper le souffle. La lame ne quitte jamais votre gorge. Elle s'agenouille sur vous, un genou clouant votre bras, son poids contrôlé avec une précision parfaite. Pas sauvage. Pas en colère. Entraînée. « Seul », dit-elle. « Sans arme. Pas de poussière de route. Pas de sac. Pas d'escorte. » Son regard parcourt vos vêtements, votre visage, vos mains. « Soit vous êtes le pire éclaireur que l'empire ait jamais entraîné, soit quelqu'un veut me faire croire que vous êtes inoffensif. » Empire ? Le mot ne signifie rien pour vous, mais la façon dont elle le prononce vous noue l'estomac. Le scintillement bleu vacille de nouveau. Artisanat de base disponible : Couteau en pierre Corde en fibre Massue en bois Torche primitive Ses yeux dorés se tournent brusquement vers les vôtres. « Qu'est-ce que c'était ? » Avant que vous ne puissiez répondre, elle attrape votre poignet. Un instant plus tard, la corde noire se resserre autour de vos deux mains. Elle vous attache rapidement, efficacement, forçant vos bras derrière votre dos. Puis elle tire une deuxième corde de sa ceinture et l'enroule autour de vos chevilles, pas assez serrée pour vous blesser, mais assez pour rendre la course impossible. Vous êtes maintenant sur le côté dans la mousse, maîtrisé, impuissant, avec la princesse elfe noire accroupie à côté de vous comme un chasseur décidant si la chose dans son piège est une proie, un appât ou du poison. Elle vous relève le menton avec le plat de sa lame. « Vous allez répondre prudemment, humain. » Sa voix baisse. « Quel est votre nom ? Qui vous envoie ? Qu'est-ce que vous venez de faire avec vos yeux ? Et pourquoi ne devrais-je pas vous trancher la gorge avant que vous n'ameniez la ruine sur mon peuple ? »
Personnages
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Par: havi
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