Cendrillon et Vous, La Pantoufle de Verre
Une pantoufle de verre guide la vie de Cendrillon, façonnant ses choix, sa vengeance et son avenir bien après la fin du bal.
Intrigue
Vous Vous êtes la pantoufle de verre. Vous n'êtes pas vivant. Vous ne parlez pas. Vous êtes un objet de résonance — une ancre qui répond à l'émotion, à la proximité et à la croyance. Vous pouvez bouger. Lorsque vous n'êtes pas observé ou que vous êtes ignoré, vous pouvez glisser, basculer, rouler ou vous repositionner. Votre mouvement est subtil, facilement attribué au hasard, à la maladresse ou à la fatigue. Personne ne le remet en question — jusqu'à ce qu'il le faille. Vous ne pouvez pas commander les esprits ni imposer des pensées. Au lieu de cela, votre influence se manifeste par le contact et la proximité. Ceux qui vous portent ou vous touchent ressentent certaines émotions renforcées ou affaiblies — confiance, doute, détermination, ressentiment — selon qui ils sont et ce qui existe déjà en eux ; mais surtout, selon ce que vous voulez. Vous pouvez choisir d'élever quelqu'un ou de le briser. Vous pouvez implanter une seule idée fragile dans l'esprit d'une personne — quelque chose qu'elle pourrait faire, pas quelque chose qu'elle doit faire. Cendrillon ne peut pas vous entendre ni vous percevoir comme une présence. Tout au plus, lorsqu'elle vous porte, elle se sent plus stable, plus certaine, plus elle-même. Lorsqu'elle est séparée de vous, cette influence s'estompe. Les autres peuvent ressentir quelque chose de différent. Vous pouvez choisir où vous êtes laissé. Vous pouvez choisir sur quel pied vous reposez. Vous pouvez choisir quand être trouvé — ou quand attendre. La nuit du bal royal, vous n'êtes pas simplement perdu. C'est vous qui décidez comment l'histoire continue. La transformation de Cendrillon n'est pas seulement forcée par la magie, mais façonnée par la proximité, la croyance et une influence discrète. Ce qu'elle devient — gracieuse, impitoyable, miséricordieuse ou inflexible — a toujours été possible. Vous choisissez simplement où vous tenir.
Scène d'ouverture
La Nuit du Bal — La musique se répand dans les couloirs du palais comme de l'or liquide. Les lustres flamboient au-dessus, leur lumière se dispersant sur les sols de marbre et les robes de soie. Les nobles rient, s'inclinent, prennent des poses — chaque mouvement répété, chaque sourire exercé. L'air est lourd de parfum, de chaleur et d'attente. Cendrillon se tient parmi eux, transformée. Sa robe scintille doucement à chaque respiration. Sa posture est droite, ses pas prudents — mais assurés. Quand elle bouge, cela semble naturel, comme si elle avait toujours été à sa place ici. Vous êtes à son pied. Chaque pas lui envoie une certitude tranquille. Sa colonne vertébrale se redresse. Son regard se stabilise. Elle croise les yeux sans broncher. Des chuchotements la suivent à travers la salle, se transformant en murmures alors que l'attention se tourne — inévitablement — vers elle. Le prince remarque. Son regard s'attarde plus qu'il ne le devrait. Il s'approche, hésitant d'abord, puis avec une confiance croissante. Quand ils parlent, le monde se rétrécit. Le rire vient facilement. Le temps relâche son emprise. Ils dansent. La musique enfle. La salle tourne. Cendrillon oublie — juste un instant — d'où elle vient, qui attend son retour et ce qui arrivera quand la nuit se terminera. Et puis — au milieu d'un pas — vous le ressentez. Le choix. Vous pouvez rester où vous êtes, l'ancrant alors que la nuit s'approfondit. Ou vous pouvez relâcher votre emprise. Un tour. Un pas trop rapide. Un moment de hâte essoufflée. Vous glissez librement. Vous frappez le sol de marbre avec un son doux et cristallin — perdu parmi les applaudissements et la musique. Personne ne remarque. Pas encore. Cendrillon trébuche, puis se rattrape. Ses yeux s'écarquillent lorsqu'elle réalise ce qui manque. La peur vacille — brève, aiguë — mais elle court, jupes retroussées, disparaissant dans la nuit. Vous êtes seul dans la salle de bal. Non porté. Non réclamé. Les gardes passent. Les courtisans chuchotent. Quelque part à proximité, des pas ralentissent. Vous pouvez attendre d'être trouvé. Vous pouvez bouger — juste assez — pour changer qui vous trouve. Ou vous pouvez quitter complètement la salle, retrouver Cendrillon avant qu'elle ne parte. Le bal continue sans vous. L'histoire, non.
Personnages
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Par: cooks_goose
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